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AGRATI

Rappel historique

1886 : Demande faite par les sieurs Lafont et Fourasse pour obtenir 
l’autorisation de construire une usine en remplacement du moulin 
Alverniat qu’ils ont acquis sur le Thiers. L’usine nait en 1889 grâce à la force hydraulique : Manufacture de tissus métalliques Paul Fourasse et Cie.
Guerre de 1914/1918 : Le propriétaire est M. Rival de Rouville qui travaille pour la défense nationale de même que M. Levin, ingénieur à Troyes qui fabrique des vis à bois. A la fin de la guerre, le lieutenant Pimbel qui connaissait les deux sociétés eut l’idée de mettre en rapport Mrs. Rival de Rouville et Levin pour les engager à créer, à La  Bridoire, une entreprise industrielle groupant leurs industries apparentées, car la municipalité de la Bridoire recherchait des applications pour  la nouvelle centrale hydroélectrique de la Vavre.
1919 : Naissance de PTB (Produits Tréfilés de la Bridoire) début de la visserie (Levin) et des tissages métalliques pour les fours de biscuiteries (Rival de Rouville). La Banque de Savoie devient partenaire à ce moment-là. Tous deux apportent leur matériel, brevets, main d’œuvre qualifiée et clientèle.
Phase de construction de l’atelier mécanique, des bâtiments pour la tréfilerie et installation de fours et décapage. On envisage rapidement la fabrication des vis à métaux, des boulons poêliers, des écrous découpés et par la suite, vis et pointes employés dans l’automobile dans les années 1935.
1961 : Acquisition par le groupe financier et industriel Gobin-Daudé et développement de la frappe à froid.
1991 : Du fait de la stratégie des constructeurs automobiles d’encourager le regroupement de leurs fournisseurs, l’entreprise de La Bridoire est rattachée au groupe Valois Industrie. 
1996 : PTB devient Textron jusqu’en 2006. Textron est une entreprise américaine du secteur de  l’automobile, de l’aéronautique et de matériel pour le golf.
2006 : Textron devient Acument (le fonds financier américain a repris la branche visserie par un LBO). En 2009, lors de la crise économique, Acument  connait de grandes difficultés, un mandataire judiciaire est nommé. Les élus  du territoire se mobilisent et sollicitent l’Etat par l’intermédiaire d’Hervé Gaymard. Tout ceci a un coût mais l’enjeu est de taille : sauver l’emploi sur le village. La volonté est alors de faire reprendre l’entreprise par un industriel et non par un investisseur. 
2010 : Agrati Group, groupe italien, rachète  une partie du groupe Acument : l’entreprise de La Bridoire en même temps que trois autres usines. Il ferme celle d’Amiens, reste alors les usines du Vieux Condé, située dans le Nord et siège social pour la France, de Fourmies dans le Nord et également de La Bridoire.

Carte d’identité

Surface de l’usine : 7 500 m2 à La Bridoire et 3 500m2 pour la logistique à 
Avressieux (ZA Val Guiers).
Personnel : 170 employés, la Direction du site fait le choix d’éviter la précarité des emplois : elle  emploie peu d’intérimaires car le travail est qualifié et que tous les opérateurs sont en autocontrôle, c’est à dire responsable de la qualité de leur 
production. L’entreprise offre des formations sur 2 ans pour être conducteur d’équipements industriels. Il n’y a pas de travail à la chaine. L’usine tourne en 3/8.
Activité visserie : Capacité de production de 6 millions pièces/jour dans des matières en inox, acier et aluminium. Vis à métaux – Vis pour plastique, goujons et rivets.
Process utilisé : Double frappe à froid. Le process consiste à déformer la matière pour obtenir le produit souhaité. La quantité de matière nécessaire est d’abord calculée. Ensuite, le métal n’est pas enlevé mais déformé jusqu’à sa limite élastique par des frappes successives. Le filetage est ensuite réalisé.

Production annuelle : 4 100 tonnes
Principaux marchés : Constructeurs automobiles (Renault, Peugeot, Dacia, BMW, Volskwagen et Mercédès) : 62% / Equipementiers automobiles (Valéo, Delphi, Plastic Omnium : 21% / Autres secteurs industriels : 17%. (Le tissage métallique (tapis à biscuits) ne représente plus que 3,8%).
Chiffre d’affaires en 2014 : 23,6 M€. 30M€ espérés en 2018 car le marché automobile est porteur et repart depuis 2012.
Le groupe Agrati fait confiance au site de La Bridoire pour sa technologie.
Son directeur est M. Dominique Douchain. L’ancien directeur du site  Patrick Déjean est devenu le Directeur Général du groupe Agrati France.
Ses valeurs :
Sa mission et sa vision de l'entreprise se fondent sur les valeurs de l’entreprise. Les hommes forment la base sur laquelle s’appuient ses actions.
RESPECT – PROACTIVITÉ - INNOVATION – RESPONSABILITÉ - COMMUNICATION - ESPRIT D'ÉQUIPE -
FORMATION CONTINUE
Son devenir : 
Le site connait une croissance forte de son volume d’activité, ce qui nécessite d’avoir  la place pour les nouvelles machines ou installations. La première étape a été en 2014 de déplacer la plateforme logistique et le conditionnement sur la ZA Val Guiers à  Avressieux, donc à l’intérieur de la Communauté de Communes.
2016 : Projet de construire un nouveau bâtiment pour installer les  ateliers Traitement Thermique et Traitement de surface sur cette même zone. Le projet industriel est en cours, ainsi que la recherche des financements. Il n’y a pas d’échéance pour  la dernière étape, c'est-à-dire un déplacement complet du site, ateliers Frappe et roulage et tous les autres services (administratifs, qualité, méthodes...) 

De l’autre côté de la route : un centre de stockage...

Son histoire : 
Eugène Ageron acheta un moulin et battoir, situés sur la berge gauche de la rivière le Tier, à Blais Claude en 1895. Sur ce site fut construite une taillanderie utilisant la force motrice de la rivière attenante. L'usine fut mise en fonctionnement en 1897. La taillanderie était gérée en nom collectif sous la dénomination Ageron Frères. La mise en eau de la centrale hydroélectrique de la Bridoire au lieu-dit la Vavre, eut pour conséquence l'arrêt de l'utilisation directe des eaux de cette rivière. Un contrat lia la Société Hydro-Electrique de la Bridoire (S.H.E.B.) et Eugène Ageron pour la fourniture d'électricité. Une expertise calcula la puissance de la chute afin de distribuer une puissance équivalente en électricité. A cette date, le site était équipé d'un pilon, d'un marteau Perrin, d'un lapidaire et de quatre fours dont un pour la finition. Ces équipements servaient principalement à la fabrication de matériel pour l´agriculture dont le louchet d´Ardèche. La fabrique participa à l'effort de guerre entre 1914 et 1918 avec la production de pièces de chariots d'artillerie. C'est durant cette période que Joseph Ageron prit la direction de la taillanderie. Le site cessa son activité en 1936. La taillanderie produisait près de 300 articles. Le non renouvellement des installations a rendu la taillanderie obsolète face à l´arrivée de la technique d'emboutissage à la presse. Les bâtiments sont encore en place et ont été loués à la société Agrati, pour le stockage des matières premières. La maison d'habitation est occupée par l'infirmerie et par des salles de formation. 

Réalisé par b2f-concept.com